La saisonnalité est un grand mot, la respecter est pourtant très complexe.

Un exemple frappant est celui de ces légumes qu’on attend avec impatience au printemps et qui tardent à venir…

Pour se développer, un plant de concombre, un plant de tomate, ou pire encore un melon ou une courge, ont besoin de chaleur et de soleil, en quantité.

Pourtant par le miracle du pétrole, du plastique, du gaz… on peut modifier la réalité crue du climat.

Ainsi on peut voir des commerçants, même en bio, proposer ces légumes, en origine française, dès le mois de mars.

Le coût environnemental d’une courgette de serre chauffée est catastrophique.

Que ce soit en origine française, ou espagnole et italienne, ce type de légume ne peut porter des fruits si tôt en saison qu’à condition de pousser sous serre massivement chauffée.

Pour vous en donner une petite idée, les factures de gaz s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros sur ce type d’exploitation agricole.

Tout ça n’est pas raisonnable, alors qu’il nous reste quelques courges qui peuvent remplacer la courgette, et que d’autres légumes différents peuvent prendre place sur nos tables…

En ce qui concerne concombres et courgettes nous vous conseillons d’attendre la mi-avril, voire le début du mois de mai selon les conditions climatiques, pour consommer en âme et conscience.

Au-delà du sens des responsabilités, vous retrouverez des légumes meilleurs et plus riches en apports nutritifs. Pour en savoir plus

La prise de conscience se fait progressivement, pour notre part nous tenons ce cap depuis nos débuts en 2004 ; à nos cotés des petits producteurs relancent des productions de tomates de plein champs (moins de 1% des volumes de production aujourd’hui…), privilégient les variétés anciennes (dites population) et reproduisent leurs semences sans recourir aux hybrides dits F1.

Soutenons-les !